Lorsqu'une entreprise ne parvient pas à surmonter seule ses difficultés, elle peut demander l'ouverture d'une procédure de sauvegarde.
Dans le cadre de cette procédure, l'entreprise ne doit pas être en état de cessation des paiements.
Elle est destinée à faciliter la réorganisation de l'entreprise afin de permettre la poursuite de l'activité économique, le maintien de l'emploi et l'apurement du passif.
L'objectif de cette procédure est de permettre la présentation d'un plan de sauvegarde qui comprend les modalités de règlement des créanciers.
La procédure de sauvegarde est à l'initiative exclusive du dirigeant.
Peuvent demander l'ouverture d'une procédure de sauvegarde toute personne exerçant une activité commerciale, artisanale, agricole, une personne physique exerçant une activité professionnelle indépendante (y compris profession libérale soumise à un statut législatif ou réglementaire dont le titre est protégé) ainsi qu'à toute personne morale de droit privé.
Le dirigeant peut demander la désignation de l'Administrateur Judiciaire de son choix.
Conséquences de l'ouverture :
1/ La désignation des organes de la procédure aux côtés du dirigeant
Le jugement d'ouverture d'une sauvegarde entraîne la désignation :
En procédure de sauvegarde, le dirigeant conserve la gestion courante de sa société.
Une personne chargée de réaliser l'inventaire peut également être désignée.
2/ L'ouverture d'une période d'observation
La sauvegarde entraîne l'ouverture d'une période d'observation pour une durée de 6 mois, renouvelable jusqu'à 12 mois.
Cette période d'observation a notamment pour conséquences de :
L'objectif est de proposer des modalités de règlement aux créanciers dans le cadre de l'élaboration d'un plan de sauvegarde.
Ce plan expose les prévisions d'exploitation et de trésorerie ainsi que les perspectives d'emploi sur une durée qui ne peut, en principe, excéder 10 ans.
Il définit les modalités de règlement du passif et les garanties éventuelles que le débiteur doit souscrire pour en assurer l'exécution.
Si aucune solution n'est envisageable, la procédure de sauvegarde peut être convertie en procédure de redressement judiciaire.
Les émoluments de l'Administrateur Judiciaire sont prévus en fonction d'un barème fixé par décret. Les honoraires sont fixés par voie d'ordonnance du Président du Tribunal.
Procédures de prévention
Confidentielles
Le mandat ad hoc
Le niveau 1 de la prévention amiable sans limitation de durée
Procédures de prévention
Confidentielles
La conciliation
Le niveau 2 de la prévention amiable lorsque l'entreprise est proche de la cessation des paiements
Procédures de prévention
Confidentielles
Prépack Cession
Préparation d'une cession d'entreprise, en conciliation ou en mandat ad hoc, dans un cadre confidentiel, en recherchant d'éventuels candidats à la reprise.
Procédures
Collectives
La sauvegarde
Gel des dettes antérieures sans être en cessation des paiements
Procédures
Collectives
Le redressement
Gel des dettes antérieures en cas de cessation des paiements avec paiement des salaires par l'AGS
Procédures
Collectives
Procédure judiciaire de traitement de sortie de crise (TSC)
Adoption rapide d'un plan en vue de régler les difficultés causées ou aggravées par la crise sanitaire de la COVID-19.
Cas
Particuliers
Les missions civiles de l’Administrateur Judiciaire
Administration provisoire, mandataire Ad Hoc, copropriété en difficultés, paralysie de la société (décès du dirigeant, blocages ou conflits entre associés)...